lundi 18 février 2008

Des déclinaisons pour ma base préférée: risotto au petit goût asiatique


Risotto aux crevettes et edamame, déglacé au vin chinois

Je trouve mon basilic très joli sur ces clichés, qu'en pensez-vous?

Aujourd'hui, jour de semaine. L'occasion de décliner une variante sur ma base de recette préférée: le risotto.

C'est sans doute, d'entre tous les types de cuisson de riz ou de recettes "plat unique", celle qui a été le plus souvent déclinée dans ma cuisine. J'avais appris à le faire en Italie, sans riz à risotto et dans une casserole qui était tout sauf à fond épais. Comme quoi, les conditions de la vie étudiante donnent une formation ès risotto pour le réaliser ensuite dans toutes les conditions extrêmes possibles.
C'est aussi la première recette pour laquelle j'ai inventé ma propre variante: un risotto aux champignons chinois et champignons des bois, pour accompagner un rôti de porc sauce miel-moutarde.

Ici je l'ai déclinée en version pseudo-asiatique, en y ajoutant ce qui restait dans mon surgélateur et dans mes placards: des edamame (si quelqu'un connaît le nom en français...) et du vin chinois Shao Chin. On peut trouver les deux ingrédients assez facilement dans les supermarchés asiatiques.

Risotto aux crevettes et edamame, déglacé au vin chinois

Ingrédients (pour 2 très gros appétits):

- un mug (de taille moyenne) et demi de riz à risotto (Arborio ou Carnaroli)
- 16 scampis ou queues de crevettes surgelés de taille moyenne, crus, avec leurs coques
- 3/4 de mug d'edamame surgelés ou frais (décossés)
- 3 carottes
- 1 tige de céleri
- 3/4 d'un concombre
- 1 oignon jaune
- 2 échalotes
- 5 c. à s. de vin chinois Shao Chin (celui qui a une couleur ambrée)
- parmesan frais râpé
- trois belles branches de basilic
- beurre, huile d'olive, sel, eau

1. Dégeler les scampis dans de l'eau bouillante. Enlever les coques et les queues, ainsi que les têtes le cas échéant. Détailler les carottes, le céleri et le concombre en petits dés, en laissant la peau du concombre. Hacher l'oignon et les échalotes. Séparer en deux tas l'oignon, une tige de céleri et une carotte d'un côté, et l'échalote et deux carottes de l'autre. Laisser le concombre de côté.

2. Faire le bouillon: chauffer un peu d'huile dans une casserole et y mettre à rosir les coques pendant quelques minutes. Quand les coques sont rouges, déglacer avec 2 c. à s. de vin chinois. Laisser cuire quelques minutes, jusqu'à évaporation. Ajouter les légumes du premier tas (oignon, carotte, céleri), laisser cuire jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Ajouter alors 1 1/4 litre d'eau. Faire bouillir, puis réduire pendant à peu près 15 min. Filtrer ou enlever les coques à l'aide d'un écumoire.

3. Pendant ce temps, fendre les scampis en deux dans le dos et enlever la ligne noire des intestins.

4. Dans une casserole large, faire fondre 1 c. à s. de beurre. Ajouter l'échalote, faire revenir 2 min. Ajouter ensuite les scampis, remuer jusqu'à ce qu'ils soient rosés. Ajouter le riz, remuer de nouveau pour bien l'enrober dans le beurre, jusqu'à ce qu'il soit de couleur nacrée.

5. Ajouter le deuxième tas de légumes, laisser légèrement cuire à feu doux. Dès que le riz commence à adhérer au fond de la casserole, déglacer avec le reste du vin chinois. Cuire jusqu'à évaporation du liquide.

6. Ajouter alors une première louche de bouillon. Remuer le riz. Attendre jusqu'à absorption du liquide avant de rajouter une deuxième louche. Procéder de même jusqu'à ce que le riz soit cuit (5 ou 6 louches à peu près), en ne cessant de remuer.

7. Avant la dernière louche, ajouter les edamame surgelés et le concombre. Bien remuer, cuire 3 min. à peu près. Enlever du feu, ajouter du parmesan selon le goût, ciseler le basilic en gardant des petites feuilles pour décorer. Saler, mélanger. Servir décoré de basilic.

Si vos scampis sont frais, les ajouter à la fin de la cuisson, avec la dernière louche de bouillon.
Le concombre donne un petit goût frais très agréable.

Et par chance vous trouvez des edamame frais... faites-moi savoir! Dans ce cas, il faut les faire cuire avec leurs cosses dans de l'eau bouillante salée, avant de les décosser.

D. a suggéré que ce risotto serve d'accompagnement à un bout de homard grillé à la façon de papa: avec quelques tiges de jeunes oignons et du gingembre. Limite décadent, n'est-ce pas?

Allez, une dernière petite photo avec la cuillère vert pomme.

1 commentaire:

Claude-Olivier Marti a dit…

je ne connais malheureusement pas la traduction en français mais cela ne m'empêcherait pas de rappliquer avec une fourchette à la main en criant à table !!!! biz